gauthron, julie

FR

julie dit que le fil de fer concilie ses deux prédilections pour le dessin et le modelage. elle dit aussi qu’elle est animée par une volonté de vrai. entre le modèle qui pose et le fil que ses mains travaillent, nulle esquisse préparatoire – aucun interstice par où risquerait de s’échapper le réel et l’essence de la rencontre. julie est incisive, volatile et puissante. ses « fils de fer » lui ressemblent. ils ont la grâce aérienne des cerf-volant, la brusque indécence de la réalité et la profondeur des poèmes. suspendus immobiles, ils se dédoublent en ombres qui palpitent sur les murs. au fil des lumières, leurs ombres s’écrivent tantôt d’un crayon net, tantôt s’estompent en un lointain murmure puis reviennent peu à peu comme aquarellées, puis... on ne sait plus. ses sculptures calligraphiques en flottaison dans l’espace pèsent d’un poids très charnel. et le jeu des paradoxes prend toujours plus d’ampleur tandis que grâces et disgrâces, ombres et lumières de la vie continuent de remplir ces simples cernes du vide.

<
>
chargement...
chargement...